Nous nous retrouvons avec joie sous un soleil radieux après les mois d’hiver. La balade commence par quelques invitations à observer les maisons à colombages du hameau de Heilrimont. Une question est posée : à la vue de ces bâtiments, quels sont les matériaux qui les constituent ? Réponse : avec du bois de chêne, des pierres et de la terre pour le torchis, soit des matières naturelles disponibles dans les environs proches. Une des maisons présente encore un toit orné de « cherbains » (dalles de schiste taillées en forme d’écaille). Les ardoises rectangulaires sont contemporaines. Nous observons aussi que certains « parçons » des colombages sont encore en torchis et chaulés, mais d’autres sont « remplis » à l’aide de briques. C’est suite à la construction de ligne 41 du chemin de fer reliant Liège à Gouvy, dont la construction s’est échelonnée de 1867 à 1890, que ce type de matériau a pu être acheminé jusqu’à ces contrées, auparavant assez reculées. Les grandes routes (nationales) ont vu le jour entre les années 1860 -1890.
Le plan général des maisons présente une division en 3 blocs : l’habitation, l’étable et la grange. Parfois ci-adjoint un chartil. Dans les portes des granges une ouverture est pratiquée afin de laisser entrer un peu de lumière, il s’agit des « petits jours » en forme de coeur ici, symbole de fidélité. Se rappeler qu’au début du 19e siècle, seules les maisons de l’instituteur, du médecin ou du curé bénéficiaient de l’électricité.
Les haies assez bien entretenues longent le sentier qui nous emmène vers la forêt. Mimi, la chienne de Sylvie va servir d’auxiliaire de remorquage à Pietro qui s’en trouve tout fier. C’est vrai que cela grimpe un peu;-). Nous écoutons deux arbres grincer, quelques appels d’oiseaux, découvrons une crotte laissée sur un tronc. De qui s’agit-il ? Une martre ? Un renard? Observations de l’envol furtif d’une buse variable et les poursuites de deux pipits des arbres déjà en marquages territoriaux. Oui, le printemps est bien là! Emmenés par Pietro nous entrons dans le verger conservatoire vers la mare didactique de l’école de Moulin du Ruy. Une magnifique ponte de grenouille rousse sera notre dernière observation de cette sympathique matinée passée ensemble. Nous disons aurevoir à Manon, Pietro et Laïla et retournons partager la croute à Monceau avant de démarrer l’assemblée générale annuelle qui s’est clôturée avec des galettes maison et une tasse de café. On est partants pour les prochaines sorties!